Des mouchoirs en tissu ? Quelle bonne idée ! Mais pour quoi faire exactement ?

Un bel effort pour aller vers le zéro-déchet : le mouchoir en tissu !

A part quelques irréductibles que l’on trouvait ringards avec le tire-jus douteux en boule au fond de leur poche, nous avons tous adopté le mouchoir en papier sans nous poser de questions, et ce depuis de longues années, n’est-ce pas ?
Nous avons été élevés avec cette facilité, ce confort immédiat qui consiste à se servir dans la boite, et puis direction poubelle. Un geste anodin, vendu par la publicité comme un symbole de propreté, de confort et de liberté.

Mais cette facilité offerte par le jetable, si on se penche sérieusement sur ses implications environnementales est mensongère et finalement dangereuse.
Pour notre éco-système, pour notre santé.

Parlons rhume tout d’abord :

  • Le mouchoir en TISSU, lorsqu’on est vraiment enrhumé, a plusieurs avantages sur le mouchoir en PAPIER :
  •  Plus de papiers mouchoirs froissés dans vos poches, qui finissent collés sur vos vêtements qui sortent du lave-linge.
  • Plus de poubelles pleines de petites boules de papier sale et collant.
  • Plus de morve sur vos doigts après une soufflée explosive qui traverse votre papier-mouchoir bien trop fin.
  • Plus de nez irrité, rougi, avec cette sensation désagréable de se moucher dans du papier de verre.
  • Et peut-être moins de rhinites et d’allergies, provoquées par le traitement chimique utilisé pour blanchir le papier.
Utamaro : Beauté tenant un mouchoir

Ne jetez plus les petits mouchoirs !

 

Décider de se passer de mouchoirs jetables et se remettre, ou adopter l’usage du mouchoir en tissu est un geste qui n’est pas anodin, qui implique une certaine organisation (combien de mouchoirs est-il utile de posséder ?) et un peu de lavage supplémentaire.
C’est une nouvelle habitude de vie, un petit investissement, mais au final une (modeste) fierté, celle de minimiser un peu la trace que l’on laisse sur notre environnement. Savez-vous qu’il se jette en France 600 mouchoirs en papier chaque seconde ?

  • Bien sûr, il faut se laver les mains après s’être mouché.
  • Ranger son mouchoir propre dans une pochette dans votre sac pour le garder impeccable.
  • Après usage, jeter son mouchoir dans le panier à linge.
  • Avoir un stock de mouchoir propres en avance, bien rangé en pile dans votre armoire. Et par couleurs s’il vous plaît pour faire plaisir à Marie Kondo … !
Enfant reniflant un mouchoir
Boutique de mouchoirs au Japon

Une pile de mouchoirs dans votre armoire

Un mouchoir pour tout faire ?

Avec 7 mouchoirs, un pour chaque jour de la semaine, vous êtes paré à toutes les situations quotidiennes qui nécessitent cet accessoire très utile !
Car au delà de sa fonction première qui est de vider votre nez encombré, le mouchoir est une surface absorbante, et vous pouvez aussi :

  • Vous éponger le front
  • Vous démaquiller.
  • Faire le ménage
  • Essuyer les verres en cristal
  • Débarbouiller un enfant
  • Nettoyer vos lunettes
  • Dépoussiérer vos écrans
  • Attacher vos cheveux
  • Protéger votre tête du soleil
  • Improviser une petite serviette pour le thé
  • Panser une plaie
  • Récolter les premières fraises du jardin
  • Y enfouir votre nez voluptueusement pour respirer votre parfum préféré
  • Dissimuler votre émoi
  • Masquer votre visage
  • Le brandir pour afficher la couleur
  • Verser quelques larmes
  • Dire adieu au bateau qui quitte le quai
  • L’égarer derrière vous au passage d’un bel inconnu
  • Le nouer pour ne pas oublier …
  • Faire un joli cadeau …
Pile de mouchoirs le mouchoir francais

« Les mouettes naissent des mouchoirs que l’on agite. au départ du bateau. »

Ramon Gomez de la Serna

Distribution de mouchoirs publicitaires

Farewell de Joseph Rodefer DeCamp

Voilà, j’ai trouvé encore un prétexte pour vous parler histoire de l’art et vous faire partager cette passion en faisant des recherches pour écrire cet article !

Et j’ai trouvé cette belle peinture d’adieu, une femme solitaire qui agite son mouchoir en direction du bateau qui s’en va.

La blancheur éclatante de sa robe se détache sur le bleu de l’océan, dans une tonalité crémeuse de blancs bleutés; elle pourrait se dissoudre et s’envoler là-bas où part ce bateau qui emmène sans doute l’élu de son coeur. On aperçoit son nez rosi, elle se penche en retenant sa robe au bord de la falaise.

Cette oeuvre est signée Joseph Rodefer DeCamp (1858-1923), un peintre américain né à Cincinnati, dans l’Ohio.
Il est connu en tant que membre de la Boston School, une école de peinture qui s’est concentrée sur la peinture de figures et adoptant dans les années 1890 le style du tonalisme, un style artistique qui a émergé dans les années 1880 lorsque les artistes américains ont commencé à peindre des paysages dans une tonalité « atmosphèrique » diffuse ou brumeuse.
Il fut l’un des fondateurs des Ten American Painters, un groupe d’ impressionnistes américains.
Les membres de sa famille ont servi de modèles pour un certain nombre de ses peintures.
Un incendie en 1904 dans son atelier de Boston détruisit plusieurs centaines de ses premières peintures, dont presque tous ses paysages.

Voici un lien pour voir quelques-uns de ses tableaux :

Les peintures de Joseph Rodefer DeCamp
Collection Douce France